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Les femmes du Mouvement Faso Lagam Taaba Zaka et des associations sœurs ont organisé dans la soirée du samedi 19 août 2023 à Ouagadougou une conférence publique pour réaffirmer leur soutien au Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président de la Transition du Burkina Faso. La conférence publique a porté essentiellement sur quatre points majeurs, Apporter leur soutien aux initiatives de la transition ; Exhorter toutes les femmes à rejoindre la lutte pour la libération de du continent du côté des Hommes; Faire une proposition aux autorités pour une transition réussie ; et Clarifier leur position sur la question du Niger. C’est sous le contrôle du président du Mouvement Faso Lagam Taaba Zaka, Adama Compaoré et les chefs coutumiers que Mariam Compaoré a procédé à la lecture de ladite déclaration liminaire.


D’entrée de jeu, il s’est agi à la conférencière du jour, Mariam Compaoré de demander une minute de silence avec de réaffirmer publiquement que les femmes de Faso Lagam Taaba Zaka et ses associations sœurs soutiennent les initiatives de la transition. Elle ajoute que personne n’ignore que le Burkina Faso traverse une période sombre de son histoire ou les femmes sont majoritairement victimes. « Nombreuses sont les mères qui ont pleuré et pleurent encore à l’arme chaude la perte de leurs tendres fils, maris, frères, sœurs, l’unique plier de sa famille, ont été objets de viole. Constatant son engament, sa détermination, le patriotisme qui l’animent, et aussi et surtout observant les résultats positifs engrangés sur le terrain ; nous,femmes engagées de Faso Lagam Taaba Zaka, appelons tous les Burkinabè et les femmes en particulier, à rester constamment solidaires pour soutenir les initiatives de cette transition», a t’elle précisé.


Lors de sa déclaration liminaire, Mariam Compaoré a exhorté toutes les femmes à rejoindre la lutte pour la libération avant de paraphraser le capitaine Thomas Isidore Noël SANKARA: « Des femmes qui luttent et proclament avec nous, qu’un esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort».

«Vu ce qui précède, nous rappelons aux femmes de l’Afrique en générale et du Burkina Faso en particulier que les femmes ont toujours vivement participé aux luttes de libération des peuples et nous les femmes du Burkina n’en faisons pas l’exception. Dans cette même optique, nous appelons davantage tous les Burkinabè de tous lieux de faire preuve de vigilance. A partir de cet instant, chaque Burkinabè et spécifiquement, nous les femmes devons jouer chacune le rôle du renseignement dans nos villes quartiers et villages. Car le terrorisme est en train de prendre autre forme», ajoute Mme Mariam Compaoré.

En termes de proposition, les femmes de Faso Lagam Taaba Zaka après avoir saluer les initiatives en faveur des orphelins et veuves victimes du terrorisme, ont invité le gouvernement de la transition à recruter les femmes victimes d’agressions sexuelles pour des sensibilisations et des prises en charge de leurs soins et en les aidant avec une autonomisation économique.

Du reste, il convient de noter que sur la situation du Niger les femmes s’indignent de l’attitude de la CEDEAO et restent mobilisées derrière le peuple du Niger.

Ismaël Kiekieta ✍️