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Les femmes des non lotis ont organisé une conférence de presse, ce vendredi 29 octobre 2021 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre était de demander au gouvernement burkinabè et au président de l’Assemblée Nationale de surseoir à l’adoption du projet de loi portant promotion immobilière. Pour ce faire, elles ont adressé une correspondance au président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala SAKANDE.

Depuis un certain temps, le Burkina Faso connait une crise foncière sans précédent. L’opinion publique assiste à des sorties médiatiques des promoteurs immobiliers et du ministère de l’habitat et l’urbanisme. L’un pour expliquer l’avant projet de la loi 057 portant promotion immobilière qui sera soumis à l’Assemblée nationale pour adoption et l’autre point du doigt toutes les limites de ce projet de loi sur les agissements de la promotion immobilière au Burkina Faso.

Selon les femmes des non-lotis, il serai juste d’écouter que le gouvernement trouve un terrain d’entente avec les promoteurs immobiliers pour résoudre de façon définitive les questions de non-lotis. Elles affirment avoir apprises avec les médias que les promoteurs immobiliers sont disposés à céder une partie de leurs terres pour aider le gouvernement à résoudre la question des lotissements. Dans cette logique, elle demande au gouvernement de remettre en cause le projet de la loi 057 et de prendre en compte la proposition des promoteurs immobiliers.

Ce projet fixe une limite de 27 hectares pour les superficies accordées à la promotion immobilière. Les communes qui ne disposent pas d’un plan d’urbanisation ne pourront plus faire l’objet d’un agrément de projet immobilier. Ce qui n’arrange pas les habitants des quartiers non lotis qui espèrent avoir des parcelles à travers un lotissement normal. A laissé entendre Mamounata Zongo représentante d’une association. Elle ajoute :« Nous ne voulons plus des aménagements, nous voulons des parcelles. Cela fait plus de 20 ans que nous vivons dans ces conditions et maintenant le gouvernement veut adopter une loi qui ne nous permet pas d’avoir des parcelles. C’est triste de vivre dans des bidonvilles ».

Remontées, les femmes des non-lotis ont tenu à souligner que le président Roch Marc Christian KABORE leur avait promis au moment des élections de résoudre la problématique du lotissement.

« Ce que nous attendons, c’est qu’il vienne voir réellement ce qui se passe dans les quartiers non lotis et pour comprendre notre douleur. Les familles qui vivent dans les zones non loties ont toujours eu pour seul vœux l’obtention d’une parcelle à travers les lotissements afin de vivre décemment et dignement », a laissé attendre Zongo Mamounata.

Du reste, dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, ce collectif de femme invite le gouvernement à trouver un terrain d’entendre avec les sociétés immobilières pour venir à bout de leur situation.