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Littérature burkinabè : Alia ou le regret d’une adolescente, le tout premier roman de Kader Khadija

L’écrivain Kader Khadija a publié son tout premier roman intitulé Alia ou le regret d’une adolescente en décembre 2024. Ce roman s’inspire du comportement des jeunes face aux mœurs de nos jours et a pour objectif de contribuer à un changement de perspective. Le thème central de l’œuvre est l’éducation, un sujet d’importance qui soulève de nombreuses questions. Le journal Faso-info.net a eu l’amabilité d’interroger Kader Khadija pour mieux appréhender son œuvre, tant dans le fond que dans la forme.

Faso-info.net : Qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire Alia ou le regret d’une adolescente ?

Kader Khadija : L’influence des mœurs sur les jeunes d’aujourd’hui m’a beaucoup interpellé. Je me suis dit qu’en tant que jeune aspirant à l’écriture, je pourrais, par la plume, contribuer à changer les choses.

Faso-info.net : Le titre de votre roman semble très évocateur. Pourquoi avoir choisi Alia ou le regret d’une adolescente comme titre ?
Kader Khadija : J’ai choisi ce titre afin qu’il résonne comme un avertissement pour les adolescents. Il s’agit de leur faire comprendre que cette période de la vie, à la fleur de l’âge, ne doit pas être marquée par des dérives, car plus tard, le regret pourrait s’installer.

Faso-info.net : Pouvez-vous nous parler de votre processus d’écriture ?
Kader Khadija : Tout a commencé par l’inspiration, puis j’ai posé mes idées sur le papier. Une fois le manuscrit prêt, j’ai fait appel à un correcteur, monsieur Isaac B. Nayaga, avant de contacter une maison d’édition pour donner vie à mon projet.

Faso-info.net : Comment avez-vous construit l’histoire et les personnages ?
Kader Khadija : Une fois la trame de l’histoire définie, les personnages ont pris forme naturellement. Il m’a suffi de leur attribuer une identité et de développer leurs portraits physiques et psychologiques.

Faso-info.net : Avez-vous rencontré des difficultés particulières lors de l’écriture de ce roman ?
Kader Khadija : Oui, comme pour toute entreprise, il y a eu des défis. L’inspiration était parfois intermittente et, en plus de mes obligations professionnelles, l’écriture n’était pas toujours facile.

Faso-info.net : Comment avez-vous surmonté ces défis ?
Kader Khadija : Grâce à la discipline. J’ai dû être organisé pour utiliser le peu de temps dont je disposais pour écrire. Je gardais toujours en tête mon objectif : malgré les difficultés, je devais mener à bien ce projet littéraire.

Faso-info.net : Alia semble être une adolescente confrontée à des choix difficiles. En quoi son parcours pourrait-il résonner avec vos lecteurs, notamment les jeunes adultes ?
Kader Khadija : L’histoire d’Alia pourrait offrir des leçons importantes aux jeunes adultes. C’est un récit qui invite à réfléchir sur les relations avec les parents et sur la vie en général.

Faso-info.net : Comment Isaac Nayaga a-t-il contribué à la préface de votre livre ? Quel impact sa participation a-t-elle eu sur le contenu ou la réception de l’œuvre ?
Kader Khadija : Isaac Nayaga a été généreux et a voulu aider les jeunes auteurs. Sa contribution a apporté une touche particulière au roman, ce qui a sans doute renforcé sa qualité.

Faso-info.net : Quels sont les principaux thèmes abordés dans votre roman ?
Kader Khadija : Le principal thème de ce roman est l’éducation des enfants, qui reste une question centrale dans la société.

Faso-info.net : Envisagez-vous d’écrire d’autres romans dans le futur ?
Kader Khadija : Oui, j’ai d’autres projets littéraires. J’ai déjà écrit un autre roman intitulé Bafouille aux sadiques ainsi qu’un recueil de cinq nouvelles, La méchante belle-mère ou le Karma. D’autres œuvres sont en gestation et verront le jour, inchallah.

Le roman est disponible au prix de 2500 FCFA dans les points de vente habituels ou en contactant le numéro suivant : 74627764.

Kader Khadija, né Kader Moussa Guembre en 1998 à Siou, est un passionné de lecture depuis sa tendre enfance. Après avoir obtenu son CEP, son BEPC et son baccalauréat, il est devenu professeur des écoles en 2021.

Ismaël Kiekieta ✍🏼