Habemus Papam : bienvenue à Léon XIV, en attendant l’heure de l’Afrique
Le 8 mai 2025, l’Église catholique a écrit une nouvelle page de son histoire. Pour la première fois, un cardinal américain, Robert Francis Prevost, a été élu pape. Sous le nom de Léon XIV, il devient le 267e souverain pontife. Une élection historique, saluée avec ferveur, qui confirme l’ouverture progressive de l’Église au-delà de ses racines européennes. Mais ce moment solennel ravive aussi une attente profonde et légitime : celle de voir, enfin, un pape africain.
L’Afrique n’est plus à la marge du catholicisme. Elle en est l’un des centres vivants. Avec près de 240 millions de fidèles, un dynamisme pastoral exceptionnel, une jeunesse profondément croyante et des Églises locales en pleine expansion, le continent africain incarne aujourd’hui l’avenir du christianisme mondial. Il ne s’agit pas d’une hypothèse ou d’un rêve, mais d’une réalité concrète que l’Église ne peut plus ignorer.
L’élection de Léon XIV est un signe d’ouverture. Formé aux États-Unis, missionnaire au Pérou, puis préfet du Dicastère pour les évêques à Rome, il apporte une vision pastorale élargie et une solide connaissance des réalités ecclésiales contemporaines. Son pontificat s’inscrit dans la continuité des réformes du pape François, avec l’exigence d’unité et d’audace.
Mais l’heure de l’Afrique approche. Et elle doit sonner bientôt. Non par revendication identitaire, mais au nom de la catholicité véritable. Accueillir un pape africain, ce serait reconnaître pleinement la vitalité d’un continent qui porte aujourd’hui l’espérance chrétienne dans un monde en mutation. Ce serait honorer l’universalité de l’Église, au-delà des équilibres historiques.
Un jour, l’Afrique s’élèvera du sein du conclave, non comme une exception, mais comme une évidence. Et ce jour-là, le monde entendra avec justesse ces mots anciens et puissants : Habemus Papam.
Kaki ✍🏼


