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Cours d’histoire…..Qui sont les Moosé….✍️

Le royaume moosé est un royaume africain disparu. Le terme désigne en fait plusieurs royaumes qui se sont succédé dans l’actuel Burkina Faso et ont dominé le cours supérieur de la Volta à partir du xiiie siècle, jusqu’à l’arrivée des Français en 1896 et à la création de la Haute Volta en 1919.

Le territoire du Burkina Faso actuel a été parcouru par de nombreuses migrations. À partir du xie ou du xiie siècle, les premiers royaumes mossis se sont constitués : le Gourma, le Mamprousi, le Dagomba, le Yatenga, le royaume de Boussouma et le royaume de Ouagadougou. Ce dernier devint rapidement le plus influent. Il était dirigé par le Moro Naba, à la fois roi et magicien, descendant de la princesse Yennenga, mère mythique du peuple mossi.

Au xiiie et au xive siècles, ces royaumes s’opposèrent aux grands empires de la boucle du Niger (Mali et Songhai) dont ils n’hésitaient pas à attaquer et razzier les marges, quand ils ne s’enfonçaient pas plus profondément. La puissance de leurs armées permit aux royaumes mossis de préserver l’essentiel de leur indépendance. Toutefois, à la fin du xve siècle, l’Empire songhaï établit sa suprématie sur la boucle du Niger, mettant fin aux chevauchées des Mossis.

Jaloux de leur pouvoir, les rois mossis s’opposèrent toujours à une unification du pays mossi. Mais ces royaumes présentaient une remarquable cohésion sociale et religieuse et une stabilité politique exceptionnelle : ils se maintinrent jusqu’à la conquête française, à la fin du xixe siècle.

Les Mossis participèrent peu au commerce transsaharien, car les grands flux d’échanges contournaient la région. Les Mossis furent donc beaucoup moins touchés que leurs voisins par la traite des esclaves et l’islam ne s’implanta pas. À la veille de la colonisation française, le centre du territoire était contrôlé par la confédération des royaumes mossis regroupant quatre ensembles politiques, le Yatenga, le Wogodogo (Ouagadougou), le royaume de Boussouma et le royaume de Tenkodogo. À l’est avait été édifié le royaume de Gourma, et l’ouest, dominé par les souverains dioulas de Kong au xviiie siècle, était disputé entre plusieurs royaumes.

#Récapitulatif…..Origine et fondation des royaumes mossi

Les Mossis (ou Mosse au pluriel et Moaga au singulier) sont un peuple d’Afrique de l’Ouest établi au centre du Burkina Faso et nord du Ghana.Au Burkina Faso dans les villages des bassins des rivières Nazinon et Nakambé.

Les Mossis sont l’ethnie majoritaire du Burkina Faso, constituant plus de 52 % de la population, soient 10,04 millions de personnes. Le reste de la population est composé de plus d’une soixantaine d’ethnies, principalement les Gourounsis, les Sénoufos, les Lobis, les Bobos et les Peuls. Les Mossi parlent le Mooré[2].Ils ont comme ethnies affiliées les Gourounsi,les Gourmantché,les Dagara…Ils ont pour parents à plaisanterie les Samo pour l’ensemble du groupe et les Gourmantché,les Gourounsi,les Bissa..pour les Yadcé. Aujourd’hui, on peut dire que les Mossi constituent un groupe ethnique ,pas seulement une ethnie. Ils ne sont pas venus du Ghana en étant des Mossi, mais ils sont venus trouver d’autres peuples déjà en place et c’est après la conquête qu’ils ont appelé tout cet ensemble le Moogho qui veut dire l’Univers et tout ceux qui y habitent sont appelés Moosé ou plus tard avec la déformation, les Mossi. Il y a les Mossi principalement du Centre, mais il y a aussi les Yaana, les Yadcé, les Zawcé, les Yarcé… les Silmimoosé que Joseph Ki Zerbo a illustrés dans À quand l’Afrique, parlant des ethnies mixtes. C’est en fait d’une part des Peulh « mossisés » et d’autre part des Mossi « poulanisés. »

Leur langue est le Mooré, une langue Gur dont le nombre total de locuteurs a été estimé à plus de 17 millions, principalement au Burkina Faso où le Mooré a le statut de langue nationale[4].Mais aussi dans les pays limitrophes tels que le Ghana,la Côte d’Ivoire,le Mali,le Bénin.

L’histoire des sociétés et des royaumes Mossi est connue par de nombreuses études sur les traditions orales (Leo Frobenius, Michel Izard, Junzo Kawada). La chronologie des formations sociales et politiques Mossis est donc le produit de recoupement de récits et de chroniques dynastiques. La mythologie et l’histoire permettent d’avancer une origine ghanéenne des Mossi ils sont venus tout droit du Ghana et ont plus ou moins une descendance Ghanéenne . Tout comme les Lobi les Dagara , les Gourounsi , et les Bissas qui eux aussi sont originaires du Ghana . Dans la catégorie guerrière et conquérante des Nakomsé. ll s’illustre par la légende aujourd’hui populaire de Yennenga, princesse du royaume Dagomba, qui après s’être dirigée vers les contrées situées au nord, dans la vallée de la rivière Nakambé, où elle se serait alliée à un chasseur autochtone nommé Rialé. De cette union serait né l’ancêtre de tous les Mossis de patronyme Ouédraogo, en particulier les Nakomsé, conquérants et fondateurs de royaumes.

Les Mossis constituèrent au xve siècle et plus certainement au xvie siècle, des royaumes dont les deux principaux étaient ceux du Yatenga, dont la capitale était Ouahigouya, et du Ouagadougou. Ces royaumes dominèrent l’intérieur de la boucle du Niger et leur histoire se fonde sur les relations qu’ils entretenaient, à diverses périodes, avec l’Empire du Ghana, l’Empire du Mali, l’Empire songhaï, le Royaume bambara de Ségou et l’Empire peul du Maasina.

Si les Mossi sont restés longtemps réfractaires à la religion musulmane, longtemps représentée dans les cours royales et les grandes chefferies par la catégories des commerçants dits Yarcé (terme équivalent au terme Dioula pour désigner les commerçants Mandingues), ils se sont massivement convertis à l’islam durant la période coloniale française. Durant cette même période coloniale, les Mossis ont fourni une main d’œuvre importante au grands travaux d’aménagement routiers et au développement des plantations au Mali, en Côte d’Ivoire et au Ghana.

L’histoire est un récit qui nous raconte ce qui s’est passé autrefois. Elle se sert des témoignages oraux, archéologiques et écrits pour prouver la réalité des faits qu’elle raconte.

La période historique commence avec l’invention de l’écriture. La période historique se subdivise en deux parties : l’antiquité et l’ère chrétienne. L’antiquité est la période avant la naissance de Jésus Christ. L’ère chrétienne est la période qui commence depuis la naissance de Jésus Christ. C’est notre ère. Le pays Mossi était jadis occupés par les Bissa, les Nyonyonsé, les Gourounsi, les Kibsi, les Kouroumba et les Maransé.
Vers 1100, Yennega amazone fille d’un grand roi du Dagomba nommé Nédéga se maria à un chasseur Bissa du nom de Rialé et donna naissance à Ouédraogo ancêtre des Mossé. Ouédraogo s’installa à Tenkodogo et fonda le royaume de Tenkodogo, le plus ancien des royaumes Mossi. Ouédraogo eut deux fils : Zoungrana et Rawa.
Zoungrana succéda à son père à Tenkodogo. Rawa fut le fondateur du royaume de Zondoma.
Oubri fils de Zoungrana et petit-fils de Ouédraogo fonda le royaume
d’oubritenga qui deviendra le royaume de Ouagadougou.

Le Moogho Naaba et son organisation

Les royaumes mossé étaient bien organisés. Le Moogho était divisé en provinces,en fiefs et en villages.
Au sommet de l’Etat Mossi était un chef représentant le soleil : le Moogho-Naaba. Il détenait tous les pouvoirs. C’était lui le chef de guerre, le grand juge et le percepteur des impôts. Il vivait dans une cour imposante avec des griots, des sages et ses nombreuses femmes. Son pouvoir était absolu.
Dans l’exécution de ses tâches il est soumis au respect des coutumes et est assisté de ministres spécialisés :
Les quatre principaux ministres sont :

* Le Ouidi Naaba, Chef de la cavalerie et de la garde royale ;
*le Baloum Naaba, Intendant du palais ;
*le Gounga Naaba, Chef de l’infanterie ;
*le Larlé Naaba, Chef des tombes royales et des coutumes ;
Le Mogho-Naaba est choisi parmi les fils et les frères du Mogho Naba défunt.
Le Moogho-Naaba Baongo, actuel Mogho-Naaba est le 37ème Moogho-Naaba.

Le royaume de Ouagadougou

Oubri est le fondateur du royaume d’Oubritenga qui deviendra plus tard le
royaume de Ouagadougou. Il refoula les kibissi, les gourounssi, les Sénoufo et incorpora les Nioniossé. Vers le 16ème siècle Oubritenga devient la résidence des Moogho-Naaba.
Koundoumié fils de Nabissiri et cinquième successeur d’Oubri lutta contre son frère Yadéga qui, avec la complicité de leur sœur Pabré, s’empara des fétiches royaux. Vers 1897 le Moogho-Naaba Koutou dit Wobgo refusa d’accueillir les français et s’enfuit au Ghana. Son successeur Naaba Sigri signa le traité de protectorat avec la France.

Le royaume du Yatenga

Yadéga est le fondateur du royaume du Yatenga. Il fut le souverain le plus populaire du Yatenga. Le royaume du Yatenga du lutter contre ses puissants voisins tels que le Mali, le Songhai et le Ségou.
En 1337 un Naaba s’empara de Toumbouctou.
Nasséré et Kango firent les plus puissants Naaba du yatenga.
Vers 1754 Kango fit de Ouahigouya la capitale du Yatenga. Il châtia les Bambara de Ségou et pilla le Dienné.
En 1896 Naaba Bogaré conclut un traité de protectorat avec la France.

Le royaume du Gourma

Diaba Lompo est le fondateur du royaume du Gourma. Il serait le fils ou le
cousin de Ouédraogo. Son successeur Tidarpo fonda le Madjoari, la chefferie la
plus ancienne des Gourmatché. Les rois du Gourma luttèrent contre les chasseurs Haoussa, les Bariba, les Peulh et surtout contre les Tomba du Nord Togo.
Ountani fils aîné de Tidarpo fut un grand organisateur. Yendabri (1709-1736) fut le plus grand roi de la lignée de Diaba Lompo. Il fit de Fada N’Gourma sa capitale qui s’appelait de son vrai Noungou….En 1895 le royaume du Gourma signa un traité de protectorat avec la France.